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Troubles ORL et respiration : comment choisir une plante médicinale aussi simplement qu’un légume

La gorge qui gratte, le nez bouché, cette fatigue qui s'installe dès les premiers jours d'automne... on connaît tous ces signaux. Le choix de plantes médicinales paraît souvent complexe. Inutile d’être herboriste pour s'y retrouver ! Choisir une plante pour la respiration et la décongestion devrait être aussi naturel que de prendre un thé, aussi simple que de choisir un légume selon ce qu'on veut cuisiner.

Plutôt que de mémoriser des listes interminables de symptômes, cette approche repose sur une idée simple : identifier ce que l'on ressent. Pas un diagnostic médical, mais un état physique concret, celui que le corps nous signale clairement.

J’ai listé cinq états ressentis autour de troubles ORL, que l’on peut aborder avec quinze plantes cultivées sur la ferme selon les principes de la permaculture, et surtout la possibilité de créer vous-même vos propres mélanges, adaptés à ce que vous ressentez réellement.

Cet article propose une méthode pratique pour retrouver de l'autonomie dans ses choix de plantes, sans avoir à accumuler un savoir de druide.

Ma philosophie : choisir une plante comme un légume

Un cuisinier organise ses préparations selon des saveurs ciblées, un maraîcher organise ses cultures selon ses rotations, j’ai organisé les miennes selon les actions principales de mes plantes médicinales.

Huit catégories suffisent à couvrir l'essentiel du quotidien, du point de vue médicinal. Une neuvième existe même, dédiée uniquement à l'amélioration du goût. Cette rationalisation permet d'aborder les plantes avec la même simplicité qu'on choisit un légume : un tableau simple, un trouble ORL, un choix de plantes.

On ne se demande pas si la carotte possède telle ou telle molécule avant de la cuisiner. On sait qu'elle est sucrée, qu'elle se marie bien avec certains légumes, qu'elle convient à tel type de plat. Pour les plantes médicinales, le principe reste identique.

Le goût : un critère de choix

Pour prolonger l’analogie avec la cuisine, l’aspect souvent négligé avec les plantes médicinales est leur goût. Une infusion désagréable au goût, est une infusion qu’on ne boira pas régulièrement. Je déguste et commente dans cette vidéo chacune des quinze plantes proposées pour la catégorie Respiration et Décongestion. Suivez le lien dans les chapitres dédiés (plus bas) pour aboutir à la seconde près de la vidéo qui illustre ce sujet.

Le goût n'est absolument pas un détail, c'est même un facteur d'observance essentiel. Une plante efficace mais imbuvable ne sera jamais consommée suffisamment longtemps pour produire un effet. C'est pourquoi certaines plantes servent avant tout de "compagnons" : elles améliorent le goût d'un mélange, comme le laurier relève une sauce sans dominer le plat. D'autres, au contraire, possèdent un caractère affirmé qui se suffit à lui-même, comme la capucine ou la menthe.

Cette approche respecte la richesse de la pharmacopée européenne, adaptée au terroir de ma ferme, cultivée sans intrant chimique, en vente directe. Simple à comprendre, traçable, efficace. C’est ce que j’essaie de vous montrer à travers ma chaîne Youtube.

Qu'est-ce qu'un "état ressenti" ?

On ne peut plus simple, le corps envoie des signaux clairs avant même qu'un symptôme ne s'installe durablement, c’est cela un état ressenti. Un état ressenti n’est pas assez marqué pour consulter un médecin, mais suffisamment concret pour soi et facile à identifier pour agir. Le réflexe des plantes médicinales en première intention a disparu en France pour des raisons historiques au regard de nos voisins européens.

Un état ressenti, ce n'est pas un diagnostic médical, c'est une sensation physique : cette lourdeur dans les bronches, cette gorge qui commence à gratter, ce froid aux extrémités alors que la pièce est chauffée. Tous ces signaux ORL qui nous sont familiers sont faciles à classer puis à aborder avec les plantes médicinales.

Comment agir sur un "état ressenti" ?

Cette approche permet deux usages :

  1. Prophylactique : agir dès les premiers signaux, avant que l'infection ne s'installe complètement
  2. Curatif : accompagner le corps pendant la phase active, quand l'état s'est déjà manifesté

Généralement, une infection mal soignée, restée résiduelle, peut repartir sous une autre forme.

La différence avec les symptômes

Un symptôme est souvent précis, isolé, nécessite parfois une interprétation médicale. Un état ressenti, lui, décrit une expérience globale, une modification de l'équilibre habituel. C'est ce que ressent quelqu'un qui sent qu'il "couve quelque chose" sans pouvoir encore le nommer précisément. Il s’agit de s’écouter, de faire attention à soi, c’est quasiment un luxe dans nos sociétés modernes. Mais ce moment pris pour soi, une tasse à la main est des plus précieux !

Une logique chronologique

Les états ressentis suivent souvent une progression. L'inertie précède l'irritation, qui peut évoluer vers l'encombrement. Identifier où l'on se situe dans cette chronologie aide à choisir la ou les plantes les plus adaptées au moment présent.

Pas besoin de tout mémoriser. Il suffit de s'écouter, de nommer ce qui se passe, et de choisir en conséquence dans un tableau.

Un vécu, une expérience personnelle

Dans la vie professionnelle qui a précédé ma reconversion, le rythme de travail était tel, que la consommation de café allait de paire. J’ai alors consommé de la menthe, une plante facile à se procurer et à faire sécher même en ville. Un rythme de travail élevé, une entrée dans l’automne immunodéprimé, la menthe soutenue, probablement contribuer à la préservation de mon système ORL, et les infections autrefois chroniques, sont devenues très occasionnelles. C’est cette rencontre renouvelée durant quelques années qui a modifier ma perception des plantes et de leurs actions. C’est aujourd’hui en repenti, que je suis devenu en grande partie, producteur de plantes médicinales, un Artisan Agricole d’Alternative Naturelles.

Les 5 états ressentis de la sphère ORL

État ressenti n°1 : l'inertie (début d'infection)

Comment ça se manifeste

L'inertie, c'est ce moment où le corps envoie un signal d'alerte, mais sans réagir franchement. Une fatigue inhabituelle s'installe. Les mains ou les pieds deviennent froids alors que la température ambiante est normale. On sent que quelque chose arrive, mais le système immunitaire semble encore endormi. C'est le tout début d'une infection qui cherche à s'installer. Le corps baisse la garde.

Ce que l'on cherche à faire

Réveiller les défenses naturelles, stimuler l'organisme avant que l'infection ne prenne racine. Agir maintenant permet souvent d'éviter que l'état n'empire ou ne traîne pendant des semaines.

Plantes adaptées

Ces quatre plantes sont toutes des aromates utilisés en cuisine. Leur usage en infusion reste donc très naturel, presque évident. La capucine, avec son goût unique entre poivre lointain et note florale, colore l'infusion d'un brun rosé remarquable. Le laurier, lui, se mariera particulièrement bien avec des notes citronnées.

État ressenti n°2 : l'irritation (gorge qui gratte)

Comment ça se manifeste

L'irritation s'apparente à une inflammation localisée. La gorge gratte, picote, brûle légèrement au moment d'avaler. Les muqueuses sont sensibles, comme si un feu intérieur s'était allumé. C'est un état très reconnaissable, souvent le premier signal vraiment désagréable d'une infection qui progresse.

Ce que l'on cherche à faire

Éteindre ce feu, apaiser les tissus irrités, calmer l'inflammation. Les muqueuses ont besoin d'être adoucies, réhydratées, pour retrouver leur fonction protectrice normale.

Plantes adaptées

  • Mauve : contient des mucilages qui enveloppent et détendent les muqueuses irritées. Action émolliente remarquable. Colore l'infusion d'un violet profond jusqu'au noir encre selon la concentration, mais n'apporte quasiment aucun goût.
  • Fleur de Sureau (dégustation en vidéo) : calme les irritations, légères notes citronnées en bouche, petite pointe d'amertume discrète. Compagnon très agréable, s'associe parfaitement avec d'autres plantes.
  • Fleur de Lavande (dégustation en vidéo) : action apaisante et anti-inflammatoire, détend les tissus.
  • Fleur de Tilleul (dégustation en vidéo) : propriétés apaisantes et anti-inflammatoires également.

La couleur comme indicateur

La mauve offre un spectacle fascinant : ses pigments violets se diffusent lentement dans l'eau chaude, créant des volutes colorées avant de teinter toute l'infusion. Cette variété spécifique possède une concentration en pigments exceptionnelle. Mais cette richesse visuelle ne se traduit pas en goût : l'eau reste neutre. Un améliorateur de goût devient alors indispensable pour une consommation régulière agréable.

État ressenti n°3 : l'encombrement (nez bouché, bronches lourdes)

Comment ça se manifeste

L'encombrement, c'est un excès ou une stagnation de mucus. Le nez se bouche, les bronches semblent écrasées, le souffle devient plus laborieux qu'à l'accoutumée. L'entourage le remarque souvent avant soi : la voix change, la respiration devient audible. C'est l'état le plus facile à identifier, celui qui gêne vraiment le quotidien.

Ce que l'on cherche à faire

Fluidifier le mucus et faciliter son évacuation. Attention : fluidifier ne signifie pas assécher. Il s'agit de rendre le mucus plus mobile pour que le corps puisse l'expulser naturellement, pas de bloquer sa production. Un mucus fluide protège mieux qu'un mucus absent.

Plantes adaptées

  • Thym Citron (dégustation en vidéo) : notes citronnées marquées, arôme qui persiste longtemps en bouche. Le citron reste en avant-plan, le thym en arrière-fond.
  • Thym Serpolet (dégustation en vidéo) : plus doux que le thym commun, caractère plus rond, moins agressif. Goût très agréable qui se marie facilement.
  • Hysope : fluidifiant efficace, goût peu marqué, très utilisé dans certaines traditions insulaires françaises.
  • Romarin : action expectorante reconnue, tonique également.
  • Lierre terrestre (dégustation en vidéo) : excellent fluidifiant bronchique. Goût légèrement camphré, pas très puissant, ni désagréable. Sent le foin ou l'herbe fraîchement coupée en train de sécher. Se marie très bien en mélange.

Le match des thyms

Entre thym citron et thym serpolet, la différence de parfum est nette dès l'infusion. En bouche, le citron domine clairement dans le premier, tandis que le serpolet offre une douceur plus équilibrée. Les deux restent bien plus agréables que le thym commun, souvent trop intense en infusion.

État ressenti n°4 : la sécheresse (toux sèche, gorge sèche)

Comment ça se manifeste

La sécheresse des muqueuses se reconnaît immédiatement : toux sèche qui porte bien son nom, gorge qui semble rugueuse, sensation de tissus fatigués. Les muqueuses sont trop épuisées pour produire un mucus de qualité. Ce n'est pas un manque d'hydratation globale, mais une fatigue localisée des tissus respiratoires.

Ce que l'on cherche à faire

Réhydrater les muqueuses en profondeur pour qu'elles retrouvent leur capacité à produire un mucus protecteur de bonne qualité. Les tissus endoloris ont besoin de se restaurer, de se régénérer. Le repos seul ne suffit pas toujours.

Plantes adaptées

  • Menthe Marocaine : rafraîchissante, réhydratante, bon antimicrobien également. Grand classique pour excellente raison. Goût universel qui plaît à presque tous.
  • Mauve (dégustation en vidéo) : ses mucilages réhydratent efficacement les tissus fatigués. Déjà présentée dans l'irritation, elle convient aussi parfaitement ici pour restaurer les muqueuses sèches.
  • Fleur de Tilleul (dégustation en vidéo) : aspect apaisant qui permet aux tissus de se régénérer tranquillement. Arôme très discret, couleur d'infusion claire, presque transparente. Ton très doux, deux à trois tons en dessous de la plupart des autres plantes. Reste néanmoins très agréable même pur, mais accepte volontiers un améliorateur de goût : menthe, ronce affinée, framboise passent facilement par-dessus sans l'écraser complètement.

Patience et douceur

La sécheresse demande souvent un peu plus de temps que les autres états. Les muqueuses ne se réhydratent pas instantanément. Une consommation régulière sur plusieurs jours donne les meilleurs résultats. Le tilleul, par sa douceur même, accompagne bien cette patience nécessaire.

État ressenti n°5 : les spasmes (toux nerveuse)

Comment ça se manifeste

Les spasmes se reconnaissent à ces contractions soudaines et incontrôlables. Les muscles de la cage thoracique se compriment brusquement, les bronches se resserrent toutes seules, déclenchant des quintes de toux à répétition. On essaie de respirer calmement pour se contrôler, mais rien n'y fait. C'est ce qu'on appelle une toux spasmodique : le système nerveux déclenche des réactions excessives.

Ce que l'on cherche à faire

Détendre les muscles, relâcher les bronches, apaiser l'excitabilité nerveuse qui déclenche ces spasmes. Il faut calmer le système nerveux autant que les tissus respiratoires eux-mêmes. Les plantes antispasmodiques et relaxantes travaillent sur ces deux plans simultanément.

Plantes adaptées

  • Hysope : action antispasmodique reconnue, aide à relâcher les contractions involontaires.
  • Thym Commun : propriétés antispasmodiques également, moins agréable en goût que ses cousins citron et serpolet, mais efficace.
  • Fleur de Tilleul (dégustation en vidéo) : plante relaxante qui détend l'ensemble du système nerveux, pas seulement les voies respiratoires.
  • Lavande (dégustation en vidéo) : relaxante puissante, agit sur l'excitabilité nerveuse. Infusion vert-jaune très jolie. Goût très fort au premier contact, marqué par l'huile essentielle. Petite amertume qui surprend. À la deuxième gorgée, l'intensité diminue, on s'habitue. Se marie remarquablement bien avec de la pomme déshydratée qui adoucit et équilibre le tout.
  • Sureau (dégustation en vidéo) : détend également, compagnon agréable déjà présenté dans l'irritation.

L'apprivoisement de la lavande

La lavande en infusion demande un temps d'adaptation. Son intensité initiale peut rebuter, mais mélangée intelligemment, elle devient une alliée précieuse contre les spasmes nerveux. La pomme déshydratée finement coupée libère ses arômes au contact de l'eau chaude et transforme complètement l'expérience gustative.

Synthèse : 5 états ressentis et leurs plantes

État n°1 – Inertie (début d'infection, fatigue, frissons) Objectif : stimuler les défenses naturelles Plantes : Sauge officinale, Hysope, Laurier sauce, Capucine

État n°2 – Irritation (gorge qui gratte, inflammation) Objectif : apaiser, éteindre le feu Plantes : Mauve, Fleur de sureau, Fleur de lavande, Fleur de tilleul

État n°3 – Encombrement (nez bouché, bronches lourdes) Objectif : fluidifier et faciliter l'évacuation Plantes : Thym citron, Thym serpolet, Hysope, Romarin, Lierre terrestre

État n°4 – Sécheresse (toux sèche, muqueuses fatiguées) Objectif : réhydrater les tissus Plantes : Menthe, Mauve, Fleur de tilleul

État n°5 – Spasmes (toux nerveuse, quintes répétées) Objectif : détendre, relâcher l'excitabilité nerveuse Plantes : Hysope, Thym commun, Tilleul, Lavande, Sureau

Observation importante : certaines plantes apparaissent dans plusieurs catégories. L'hysope, par exemple, stimule (inertie), fluidifie (encombrement) et détend (spasmes). Le tilleul apaise l'irritation, réhydrate la sécheresse et calme les spasmes. Cette polyvalence explique pourquoi certaines plantes constituent des bases solides pour créer des mélanges adaptés à plusieurs états simultanés.

Ce tableau n'est pas une liste exhaustive de propriétés botaniques. C'est un outil de décision rapide : on identifie ce que l'on ressent, on choisit en conséquence.

Comment créer ses propres mélanges (synergies)

La vie réelle ne se limite pas à un seul état ressenti à la fois. On peut avoir la gorge qui gratte ET le nez bouché. Ou sentir une fatigue installée AVEC des spasmes qui démarrent. C'est exactement pour ces situations que les synergies existent.

Créer un mélange de plantes n'a rien de compliqué. Il suffit d'identifier un état ressenti dominant et un état ressenti secondaire, puis de combiner deux ou trois plantes en ajustant les proportions.

Le goût reste un critère décisif

Avant de parler proportions, rappelons un principe essentiel : un mélange désagréable ne sera pas consommé régulièrement. L'efficacité théorique ne sert à rien si l'infusion reste dans le placard.

Certaines plantes se suffisent à elles-mêmes gustativement : la menthe, le thym citron, la capucine. D'autres demandent un compagnon pour devenir vraiment agréables : la mauve (neutre), le laurier (discret), la lavande (trop intense). Les améliorateurs de goût comme la pomme déshydratée, la ronce affinée, la framboise ou simplement une touche de menthe transforment complètement une infusion fade ou difficile.

Goûter ses mélanges avant de les adopter définitivement n'est pas facultatif. C'est une étape de validation aussi importante que le choix des plantes elles-mêmes.

Méthode simple pour créer une synergie adaptée

Étape 1 : Identifier l'état dominant et l'état secondaire

Prendre un moment pour s'écouter. Qu'est-ce qui vous gêne le plus en ce moment ? C'est l'état dominant, celui qui mérite 2 parts dans le mélange. Qu'est-ce qui commence à apparaître ou qui reste présent en arrière-plan ? C'est l'état secondaire, qui recevra 1 part.

Si un seul état se manifeste clairement, inutile de compliquer : une seule plante bien choisie suffit parfaitement.

Étape 2 : Choisir les plantes correspondantes

Revenir au tableau synthétique. Sélectionner une plante pour l'état dominant, une plante pour l'état secondaire. Si plusieurs plantes conviennent, privilégier celles dont on apprécie déjà le goût ou celles que l'on a sous la main.

Étape 3 : Respecter les proportions de base

Règle simple : 2 parts pour l'état dominant, 1 part pour l'état secondaire.

Concrètement, pour une tasse : 2 pincées (ou 2 cuillères à café) de la plante principale, 1 pincée (ou 1 cuillère à café) de la plante secondaire. L'important reste la cohérence du rapport, pas la mesure absolue.

Étape 4 : Tester et ajuster le goût

Infuser, goûter. Si le résultat reste neutre ou difficile, ajouter un améliorateur : menthe, pomme déshydratée, ronce ou framboise affinée. Un mélange agréable sera consommé régulièrement. Un mélange désagréable finira oublié.

Étape 5 : S'écouter pendant la consommation

Les états ressentis évoluent. L'encombrement d'aujourd'hui peut devenir une sécheresse dans trois jours. Adapter le mélange en temps réel selon ce que le corps signale. Cette écoute de soi constitue déjà une part importante du soin.

Pas besoin de diplôme, pas besoin de calculs compliqués. Juste de l'attention à ce qui se passe dans son propre corps.

Conclusion : retrouver l'autonomie par l'écoute de soi

Choisir une plante médicinale pour la respiration ne demande pas un savoir encyclopédique. Cela demande simplement de ralentir, de prendre le temps d'identifier ce que le corps signale, et d'agir en conséquence.

Cinq états ressentis, quinze plantes cultivées localement, quelques règles de proportions : cette approche démocratise l’usage des plantes et vous rend autonome en première intention. S’écouter, observer, nommer ce qui se passe, choisir comme on choisirait un légume selon ce qu'on veut cuisiner.

La simplicité ne sacrifie rien à l'efficacité. Au contraire, elle permet une régularité dans la consommation, condition indispensable pour que les plantes produisent leurs effets. Un mélange compliqué qu'on oublie de préparer ne sert à rien. Une infusion simple qu'on boit quotidiennement accompagne vraiment.

Pour aller plus loin

Un PDF gratuit accessible sans inscription rassemble toutes les informations de cet article : tableaux synthétiques, exemples de synergies supplémentaires, aide-mémoire à imprimer et coller sur le frigo. À télécharger librement pour garder ses repères à portée de main.

Les plantes présentées ici sont cultivées à la ferme selon les principes de la permaculture, sans intrant chimique, récoltées et séchées dans les règles de l'art. Elles sont disponibles directement dans la catégorie "Respiration et décongestion" de la boutique en ligne, pour ceux qui souhaitent les tester sans intermédiaire.

Prendre soin de soi avec les plantes peut être aussi naturel que de choisir un légume à cuisiner.

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